Mais il y a quelque chose qui fait généralement plus mal que n’importe quel mot : le sentiment d’être exclu.
Après l’âge de 60 ans, beaucoup de gens disent que la famille commence à prendre des décisions sans les consulter. Des choses simples — quoi manger, quoi acheter, quand sortir — aux décisions sérieuses : changements dans la maison, problèmes financiers, voire des décisions médicales. Soudain, ils cessent d’être les protagonistes de leur propre vie. Et cela, émotionnellement, est dévastateur.
Ce n’est pas toujours une question de rancune. Parfois, les enfants pensent qu’ils « aident », mais ce faisant, ils privent l’adulte plus âgé du sentiment de contrôle, d’indépendance, de dignité. Et la dignité n’est pas à prendre à la légère.
Il y a aussi des familles dont les dégâts sont déguisés en « inquiétude ». Des gens qui critiquent, corrigent ou imposent constamment leur façon de voir les choses « pour votre bien ». Mais un contrôle excessif devient une prison émotionnelle. Personne, quel que soit son âge, ne veut avoir l’impression de ne plus pouvoir décider par lui-même.
Et puis il y a un autre type de dommage, dont on parle à peine car beaucoup le vivent en silence : les abus économiques. Après l’âge de 60 ans, lorsque certains parents ne contrôlent plus totalement leurs comptes, des proches apparaissent et y voient une opportunité. Des cartes utilisées sans permission. L’argent qui disparaît. Des biens vendus sans explication. Il y a des histoires qui brisent l’âme, car ce ne sont pas des étrangers. Ce sont des enfants, des neveux, des frères et sœurs… Des gens en qui on a fait confiance toute leur vie.
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