Mais peut-être que le plus grand dommage survient lorsqu’un problème est cassé et qu’aucun argent ne peut réparer : le lien émotionnel. Quand un adulte plus âgé réalise que ceux qui avaient promis de prendre soin de lui ne sont plus là. Ou alors ils sont physiquement, mais émotionnellement absents. C’est une solitude très différente de ce que l’on ressent lorsqu’on vit seul. C’est une solitude qui fait mal parce qu’elle se passe entourée de gens.
Il vaut la peine de dire quelque chose d’important : toute la famille n’est pas comme ça. Il y a des familles entières qui font tout leur possible pour leurs aînés, qui les respectent, les écoutent, les valorisent. Mais cet article ne les concerne pas. C’est à propos des autres… De ces personnes qui, sans s’en rendre compte ou parfois avec toute leur intention, peuvent faire plus de mal qu’elles ne l’imaginent.
Que peut faire une personne âgée face à ce type de situation ?
La première chose est de reconnaître qu’elle a le droit d’être traitée avec dignité, quel que soit son âge. Aucun « tu as déjà 60 ans » ou « tu ne comprends pas » ne justifie la violence émotionnelle, l’humiliation ou l’indifférence. Le respect n’est pas négociable
La deuxième chose est de se rappeler qu’elle n’est pas seule. Aujourd’hui, il existe des institutions, des groupes communautaires, des centres de soutien et des voisins prêts à aider. Bien que cela puisse sembler difficile, demander de l’aide est un acte de courage, pas de faiblesse. Parler à quelqu’un en qui tu as confiance peut ouvrir des portes qui semblaient fermées.
Et la troisième, et peut-être la plus importante : comprendre que l’âge ne définit pas la valeur d’une personne. À 60, 70, 80 ans ou plus, il y a encore de l’histoire, de l’expérience, de la sagesse, de l’amour à donner et des rêves à vivre. Personne, absolument personne, n’a le droit de faire sentir une personne âgée invisible ou inutile.
C’est aussi bon pour les familles qui lisent ceci de réfléchir. Parfois, les dégâts ne viennent pas du mal, mais de l’habitude. De routine. De fatigue. Mais ce n’est pas une excuse. Nos aînés ont consacré des années de leur vie à prendre soin de nous, à nous éduquer, à se sacrifier pour notre bien-être. Le minimum qu’ils méritent, c’est compréhension et affection. Pas parfait, mais sincère. Pas les apparences, mais la présence.
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