Parfois, les dégâts ne sont pas évidents. Ce n’est pas juste des cris ou des violences physiques. Il y a des blessures qui ne laissent pas de marques sur la peau, mais qui s’enfoncent comme des épines dans l’âme. L’indifférence, par exemple, est l’une des pires formes de violence émotionnelle. De nombreux adultes plus âgés rapportent qu’après l’âge de 60 ans, ils ont l’impression que leur famille commence à les voir comme un fardeau. Soudain, ce qui n’était qu’une conversation devient un « maintenant je ne peux plus ». Ce qui était autrefois une visite s’est transformé en « un autre jour est passé ».
Et ainsi, petit à petit, le silence s’installe dans la maison.
Et le cœur est rempli d’un poids que personne ne voit.
Le manque de patience est aussi l’un des dommages les plus courants. Dans de nombreux foyers, des changements d’âge normaux — comme ralentir, répéter une idée ou avoir besoin de plus d’explications — suscitent chez certains membres de la famille une irritation qu’ils n’auraient jamais eue avec un inconnu. C’est triste, mais cela arrive plus souvent qu’on ne l’imagine. Les personnes âgées commencent à avoir l’impression de déranger, de gêner, de voir leurs besoins « un problème » pour les autres. Et ce sentiment, répété chaque jour, laisse de profondes blessures.
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